Cycle Noir & Blanc

Quand passent les cigognes (VO)

Moscou, 1941. Veronika et Boris sont éperdument amoureux. Mais lorsque l’Allemagne envahit la Russie, Boris s’engage et part sur le front. Mark, son cousin, évite l’enrôlement et reste auprès de Veronika qu’il convoite. Sans nouvelle de son fiancé, dans le chaos de la guerre, la jeune femme succombe aux avances de Mark. Espérant retrouver Boris, elle s’engage comme infirmière dans un hôpital de Sibérie ...

En 1958, Quand passent les cigognes obtient la Palme d’Or au Festival de Cannes et connaît un grand succès dans les salles françaises avec 5 millions de spectateurs. Cinq ans après la mort de Staline, ce film témoigne de l’ouverture propre à cette période de « dégel », et dénonce les ravages de la guerre plus qu’il n’exalte les vertus du patriotisme. Le visage de la jeune actrice Tatiana Samoïlova, sublimé par les trouvailles visuelles de Sergueï Ouroussevski, crève l’écran. Mikhaïl Kalatozov signe un film virtuose, dont le lyrisme accompagne magnifiquement cette histoire d’amour sur fond de Seconde Guerre mondiale..
Samedi 3 décembre : 14h00
Dimanche 4 décembre : 18h00

L'atalante

Juliette, qui a épousé un marinier pour fuir l'ennui de son village, ne parvient pas à s'habituer à sa nouvelle vie à bord de leur péniche.

Jean Dasté, le pion de Zéro de conduite, l’Allemande Dita Parlo, que l’on retrouvera chez Renoir dans La Grande illusion), L’Atalante, tourné par un Vigo fiévreux lors de son dernier hiver glacial, part d’un scénario banal, mais il devient le plus singulier et le plus libre des films. Dans ce cinéma tactile, la variété des textures égale les audaces du montage, les mariés séparés font l’amour à distance, la partition de Maurice Jaubert, infusée de chanson populaire, ouvre le quotidien sur le bizarre (avec Michel Simon en inoubliable marin tatoué), l’adultère, sur l’amour fou, et la romance, sur les rigueurs sociales des années 1930.
Charlotte Garson 
Samedi 17 décembre : 16h00
Dimanche 18 décembre : 18h00